Lors de l'Assemblée Générale du 31 mars, nos adhérents ont reçu le nouveau Bulletin qui inaugure le tome onzième, chaque tome se composant de 10 numéros.

ajouter un commentaire commentaires (0) recommander
Lors de l'Assemblée Générale du 31 mars, nos adhérents ont reçu le nouveau Bulletin qui inaugure le tome onzième, chaque tome se composant de 10 numéros.

Le Musée d’Art et d’Histoire expose jusqu’au 30 mai 2007 « Jeanne d’Arc dans tous ses états » : affiches, gravures, caricatures, sculptures, tapisseries, faïences, souvenirs de fête offrent un panorama du mythe johannique et des images qu’il a suscitées dans l’imaginaire collectif.

EXPOSITION PROLONGEE JUSQU'AU 30 MAI
Après la Conférence de Mme Eliane Itty, notre prochaine sortie, nous conduira dans la vieille ville de Saumur à la recherche des vestiges du XVIIème. Dans le quartier du Temple dont les noms de rues rappellent la présence de ce foyer du protestantisme, nous évoquerons l’enceinte urbaine qui ceinturait la ville à cette époque, l’animation assurée par les étudiants qui participaient à l’essor économique de la cité mais aussi la contre-réforme dont l’académie fut la cible privilégiée. Après la visite de l’Eglise Saint Pierre nous terminerons par l’Eglise et le quartier des Ardilliers.
Co-voiturage au départ de la place Jeanne d’Arc à Chinon. RV à 13h50 pour un départ à 14h précises. Inscriptions indispensables au 02 47 93 18 12 Tarif : 4,50 euros par personne.
Près d’une centaine de sociétaires réunis samedi 31 mars à l’Espace Rabelais ont rendu hommage aux membres disparus dont Jean Zochetti qui a totalisé plus de 70 années au service de la sauvegarde du patrimoine ainsi que l'a retracé Michel Garcia.
Remerciant tous les adhérents dont l’action assure la vitalité de l’association, la nouvelle Présidente Geneviève Laurent a présenté le rapport moral et souligné la continuité dans le changement assurée par la nouvelle équipe. La Secrétaire Générale Ann Greenway a rappelé les nombreuses visites et conférences très suivies. Jean Meunier, Vice-Président et bibliothécaire a fait le point sur la fréquentation de l’année écoulée. La bibliothèque très fournie accueille lecteurs et chercheurs les lundi, mercredi et jeudi de 15h à 18h.
Fabrice Masson animateur du Musée d’Art et d’Histoire a présenté un exposé documenté sur son action et annoncé son prochain départ pour Saumur où il devient animateur du patrimoine (Saumur vient en effet de se voir décerner le label Ville d’art et d’histoire). L’exposition Jeanne d’Arc dans tous ses Etats est prolongée jusqu’au 31 mai. Deux artistes lui succèderont cet été.
Ann Greenway, Jean Meunier, Paul Langlois, Geneviève Laurent, Bertrand Rémy et Fabrice Masson.
Les finances sont saines et le budget 2007 présenté par Paul Langlois, notre trésorier, a été voté à l’unanimité.
La surprise est venue du Bulletin : nouveau format et présentation plus illustrée et attractive ! Un prochain article lui sera consacré.
Quelques modifications proposées par le CA et adoptées par l’Assemblée sont venues actualiser nos statuts.
Jean-Pierre Duvergne, Maire de Chinon a rappelé le soutien de la Municipalité à l'action de notre Société.
Parmi les projets : le voyage annuel le 30 septembre à Mirebeau et une manifestation culturelle d’envergure en hommage à Ernest –Henri Tourlet, un des fondateurs de la Société : pharmacien chinonais, botaniste, archéologue, historien et collectionneur décédé en 1907. Une exposition lui sera consacrée à l’automne au Château de Tours puis à Chinon ainsi qu’un colloque le samedi 24 novembre à la Salle Olivier Debré.
La confiance manifestée par l’assemblée générale aux membres du bureau les encourage à poursuivre leur action relayée par une communication dynamique( presse, site, blog..) afin d’accroître le rayonnement de notre Société.
Tempête médiatique autour du « Bocal de Chinon », quelques précisions …
L’HISTOIRE D’UN BOCAL
1867 Sylvain Noblet, étudiant en pharmacie récupère le bocal qui provient d’un droguier abandonné dans le grenier d’une pharmacie de la rue du Temple à Paris et l’offre à un de ses amis féru d’histoire Ernest-Henry Tourlet. Le couvercle de ce bocal conserve l’inscription : « Restes trouvés / sous le bûcher de / Jeanne d’arc / pucelle d’Orléans » en cursive du XVIIè ou XVIIIè siècle.
1891 Alors que le bocal n’a jamais été ouvert, Tourlet qui réside à Chinon le confie à une commission composée « d’hommes d’une compétence et d’une impartialité indiscutable » chargée d’étudier la cause de Jeanne d’Arc. Pendant le transfert le bocal se fracture ce qui permet de retirer le contenu sans toucher au parchemin du couvercle.
1893 Le chanoine Desnoyers, directeur du Musée Historique de l’Orléanais identifie des fragments d’os dont « une côte humaine calcinée au feu et recouverte d’une épaisse couche noirâtre de baume dans lequel domine la poix ou un de ses dérivés », une enveloppe de toile grossière de chanvre pur du XVè siècle et deux morceaux de chêne.
1938 La veuve Tourlet confie ces restes à l’abbé Gentet, vicaire de Saint-Maurice de Chinon
1956 Les restes sont exposés à Rouen puis Paris lors d’une exposition Jeanne d’Arc et son temps organisée par Régine Pernoud
1963 André Boucher, président des Amis du Vieux Chinon, réceptionne les restes qui intègrent le Musée.
1979 Datation d’un fragment de bois par dendochronogie à 1700-1800 av.J-C.
Après avoir été exposés dans divers lieux, les restes somnolent dans les réserves du Musée.
DES RECHERCHES POINTUES
En février 2006, ils sont confiés aux fins d’analyses, au Docteur Charlier qui vient de s’illustrer par ses recherches sur la Dame de Beauté, Agnès Sorel.
Le Docteur Charlier s’engage à rendre compte aux Amis du Vieux Chinon de l’avancée de ses recherches à mi parcours. Ce sera l’objet de la conférence du 16 décembre 2006 que nous avons évoquée dans ces colonnes. Cet exposé très précis et documenté a permis de découvrir les techniques complexes mises en œuvre par près de 20 chercheurs pour déterminer les caractéristiques précises des « reliques ». Mais le doute subsistait… jusqu’à cette annonce du 4 avril qui les identifie comme les restes d’une momie égyptienne.
Le Docteur Philippe Charlier CP : http://www.cudl-lille.fr
DECEPTION ?
Cette péripétie illustre la fabrication de fausses reliques qui fut une industrie prospère au Moyen-Âge. A ce titre, ces restes constituent un témoignage et d’intéressantes pièces de collection. Ils n’ont d’ailleurs jamais fait l’objet d’une quelconque vénération.
Quant aux études entreprises par le Docteur Charlier et ses collègues elles ont permis, comme il le souligne dans un article publié dans notre bulletin 2007, la mise au point d’une méthodologie applicable aussi bien lors d’une expertise paléopathologique que médico-légale de fragments osseux d’aspect brûlé.
Nous organisons deux visites guidées le jeudi 12 avril après-midi : inscrivez-vous au 02 47 93 18 12 pour y participer, le nombre de places est limité. Les 2 visites et l'entrée au Musée des Beaux Arts de Tours : 6 euros. Les horaires sont compatibles avec le voyage en train au départ de Chinon. Vous avez donc le choix entre le train ou le co-voiturage organisé par nos soins.
A 14h30 : Giovanni VOLPATO Les Loges de Raphaël et La Galerie du Palais Farnèse
Cette exposition, conçue autour du fonds Volpato conservé dans les collections du musée de Tours depuis 1801 et composé de 20 gravures enluminées, se propose de présenter au public, pour la première fois, les deux séries les plus prestigieuses exécutées à Rome dès 1772 par le graveur de Bassano : Les Loges de Raphaël au Vatican et la Galerie du Palais Farnèse et leur influence sur les arts décoratifs français à la fin du XVIIIème siècle. Le prêt généreux de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris permettra d'exposer la série complète des Loges, soit 43 planches.
Destinées essentiellement aux grands Princes européens de la fin du Siècle des Lumières, rendues célèbres par Catherine II de Russie, les planches des Loges, exceptionnelles par leur format, leur technique et leurs couleurs ont diffusé en France, en Allemagne, en Angleterre, en Russie….le modèle raphaëlesque, plus particulièrement les arabesques, sources d’inspiration pour les artistes, les créateurs de papiers peints et de décors intérieurs. Réalisées de 1775 à 1777, d'après les dessins de Francesco Pannini et de Ludovico Teseo, les six eaux fortes consacrées à la Galerie du Palais Farnèse, rehaussées d'aquarelle, de gouache et de feuilles d'or, présentent en réduction, pour la première fois, l'intégralité du décor du plafond et des murs dont les antiques avant leur départ pour Naples en 1787.Le rôle si déterminant des agents à Rome, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, tel Reiffenstein, du marché de l’art, des collectionneurs effectuant le Grand Tour sera également évoqué.
A 16h : CHANTELOUP
Un moment de grâce autour du duc de Choiseul
Riche de nombreux vestiges de la décoration de Chanteloup, le musée de Tours se devait de rendre hommage à Etienne-François duc de Choiseul Stainville (1719-1785), son propriétaire, un des plus brillants collectionneurs de sa période. Mais il aura fallu attendre près d’un siècle pour clarifier l’histoire de ce domaine devenu mythique tant en raison de la personnalité de son créateur que des circonstances de sa démolition en 1823.
Après l’acquisition du domaine en 1761 et pendant les trois années de sa disgrâce (1771-1774), Choiseul va imprimer sa marque à Chanteloup en apportant modifications et agrandissements aux bâtiments, en créant des jardins et un parc anglo-chinois à fabriques dont ne subsiste plus aujourd’hui qu’une célèbre pagode. Il commande aux meilleurs ébénistes et menuisiers de la période un mobilier digne de son hôtel parisien et attire à lui une cour impertinente et brillante constituée d’artistes, d’intellectuels, de musiciens, d’hommes de pouvoir réfractaires à l’autorité royale. Au long de ces vingt ans d’occupation de Chanteloup par le duc de Choiseul et son cercle familial et amical, le domaine et le château vont symboliser l’art de vivre à la française. La période qui suit la mort de Choiseul annonce le déclin de Chanteloup malgré l’achat du domaine en 1786 par Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (1725-1793) et l’apport de peintures prestigieuses, en particulier d’œuvres de François Boucher. La période révolutionnaire sera fatale à Chanteloup : saisi, vidé puis vendu comme bien national en 1797, le château connaît une première période d’abandon avant le rachat par Jean-Antoine Chaptal (1756-1832) en 1802. Le chimiste s’y établit pendant plus de vingt ans, faisant de Chanteloup un terrain d’expériences dans le domaine de l’élevage et de la culture de la betterave sucrière. Contraint de se séparer de Chanteloup pour des raisons financières, il vend le domaine à une société de marchands de matériaux qui démonte le château en 1823, dispersant en Touraine de nombreux témoignages de l’architecture encore visibles dans des lieux publics ou privés. Une reconstitution virtuelle en 3 D du château et des jardins sera présentée dans l’exposition grâce au soutien financier de la Société Civile de la Pagode de Chanteloup 
La préparation d’un Bulletin mobilise toute une équipe réunie dans un comité de lecture pour un processus long et compliqué : sollicitation d’auteurs pour des articles, saisie des textes, relecture pour éviter coquilles ou obscurités, mise en page, recherche des illustrations, suivi de l’impression, etc.
Depuis quelques années, la mise en forme du Bulletin repose en grande partie sur les épaules de Joyce Canel, qui a bien voulu mettre sa compétence professionnelle et un sens esthétique reconnu de tous au service de la principale publication de la société.
Cette tâche la mobilise plusieurs mois jusqu’à la remise des matériaux à l’imprimeur à la fin du mois de février, pour que le Bulletin puisse être distribué lors de l’Assemblée Générale
La couleur et le format du Bulletin nous étaient devenus familiers, mais ils présentaient plus d’inconvénients que d’avantages. Aussi le Conseil d’Administration, sur la proposition du Bureau et après avoir pris connaissance de la nouvelle maquette, a accepté de la modifier. A n’en pas douter, la découverte du nouveau Bulletin sera une des attractions de l’Assemblée Générale du 31 mars prochain.
Le Musée possède une collection de sculptures, essentiellement du Moyen-Age et de la Renaissance, qui, à travers leur style et leur matériau, permettent de suivre l'évolution de cet art depuis le XIème siècle. Si ces collections n'évoquent pas les grands noms de la sculpture, le Musée conserve cependant un plâtre original de François SICARD, célèbre sculpteur tourangeau du début du XXème siècle.

Tête d'ange du XVII ème siècle.
Statue d'Amphitrite.

Céramiques du Moyen-Age, provenant de la région de Chinon.Le samedi 31 mars 2007 à 10h à l'Espace Rabelais, nos sociétaires se réuniront en Assemblée Générale. Après les rapports statutaires et les projets, les discussions porteront sur la révision de certains articles de nos statuts. Comme chaque année, cette manifestation sera l'occasion de découvrir notre bulletin qui réserve cette année quelques surprises. Après les travaux, nous aurons le plaisir de partager un autre moment de convivialité grâce au repas annuel. N'oubliez pas de vous inscrire au plus vite si vous voulez participer au repas au 02 47 93 18 12 ou par courriel.